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Port d'Idenau : 605 000 emballages plastiques illégaux saisis

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10 avril 2026 à 10h00

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Port d'Idenau : 605 000 emballages plastiques illégaux saisis

Les Douanes camerounaises ont intercepté 605 000 emballages plastiques non biodégradables au Port d'Idenau. Une opération majeure dans la lutte contre la pollution plastique et le commerce illicite en provenance du Nigéria.

La lutte contre la pollution plastique et le commerce illicite se poursuit avec intensité au Cameroun. Les services des Douanes viennent de réaliser une importante opération de contrôle au Port d'Idenau, dans la région du Sud-Ouest, aboutissant à la saisie de plus de 600 000 emballages plastiques non biodégradables introduits illégalement sur le territoire national.

Cette intervention, menée au quai de chargement du port, témoigne du renforcement de la surveillance des flux commerciaux en provenance du Nigéria, principal partenaire frontalier du Cameroun dans cette zone stratégique.

Une opération de contrôle qui porte ses fruits

Lundi dernier, lors d'une inspection de routine effectuée sur des marchandises transportées à bord d’embarcations artisanales en provenance du Nigéria, les agents de la Brigade Commerciale des Douanes d'Idenau ont découvert deux cargaisons distinctes contenant des emballages plastiques interdits par la réglementation camerounaise.

Selon les informations communiquées par l'administration douanière, la première cargaison était composée de 500 000 unités d’emballages plastiques non biodégradables, représentant un poids total de 440 kilogrammes.

La seconde cargaison contenait quant à elle 105 000 unités supplémentaires, pour un poids global de 594 kilogrammes.

Au total, les services douaniers ont ainsi intercepté 605 000 emballages plastiques non biodégradables, soit une masse cumulée de 1 034 kilogrammes. Cette saisie constitue l'une des opérations les plus significatives enregistrées dans la région depuis le début de l'année.

Une marchandise interdite par la législation camerounaise

Les emballages saisis sont considérés comme illégaux au regard de la réglementation nationale en vigueur. Depuis plusieurs années, le Cameroun mène une politique stricte visant à réduire l'utilisation des plastiques à usage unique et à limiter leur impact sur l'environnement.

Les autorités rappellent que la fabrication, l'importation et la commercialisation de certains emballages plastiques non biodégradables sont interdites sur l'ensemble du territoire national.

Cette mesure découle notamment d'un arrêté conjoint signé en octobre 2012 par les administrations en charge de l'environnement et du commerce. Entrée pleinement en application le 1er avril 2014, cette réglementation interdit spécifiquement les emballages plastiques d'une épaisseur inférieure ou égale à 60 microns.

L'objectif est de lutter contre l'accumulation des déchets plastiques dans les villes, les cours d'eau, les zones côtières et les espaces naturels, où ces matériaux peuvent persister pendant plusieurs décennies avant de se dégrader.

Un dispositif juridique rigoureux

Pour procéder à cette saisie, les services douaniers se sont appuyés sur plusieurs dispositions légales nationales et communautaires.

L'opération s'inscrit notamment dans le cadre des articles pertinents du Code des Douanes de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), ainsi que des textes relatifs à la protection de l'environnement.

Ces instruments juridiques donnent aux autorités les moyens de lutter efficacement contre l'importation de produits interdits ou susceptibles de porter atteinte à la santé publique et à l'équilibre écologique.

Au-delà de la confiscation des marchandises, les contrevenants s'exposent à des sanctions administratives et financières pouvant inclure des amendes importantes ainsi que la destruction des produits saisis.

Une vigilance renforcée face aux trafics transfrontaliers

Cette nouvelle opération rappelle une autre saisie spectaculaire réalisée dans la même région il y a quelques mois.

Le 30 octobre 2025, les Douanes camerounaises avaient déjà intercepté plus d'un million d’emballages plastiques non biodégradables au poste de contrôle de Karata, également situé dans le Sud-Ouest.

À l'époque, les produits prohibés avaient été dissimulés à bord de deux véhicules de tourisme circulant depuis le Nigéria. Leur destination finale était la ville de Douala, principal centre économique du pays.

Les autorités avaient alors qualifié cette interception de plus importante saisie de plastiques interdits enregistrée au cours du second semestre 2025.

Une procédure contentieuse avait été engagée afin de sanctionner les responsables de cette tentative d'introduction frauduleuse sur le marché camerounais.

La pollution plastique, un défi environnemental majeur

Au-delà de son aspect douanier, cette affaire met en lumière les enjeux environnementaux auxquels le Cameroun est confronté.

Les emballages plastiques non biodégradables figurent parmi les principales sources de pollution urbaine et marine. Leur accumulation dans les caniveaux favorise les inondations en période de pluie, tandis que leur présence dans les cours d'eau menace la biodiversité aquatique.

Les zones côtières, notamment celles du littoral camerounais, subissent également les conséquences de cette pollution persistante qui affecte les écosystèmes marins et les activités économiques liées à la pêche et au tourisme.

C'est pour cette raison que les autorités multiplient les opérations de contrôle aux frontières, dans les ports et sur les principaux axes de circulation afin d’empêcher l'entrée de produits interdits.

Un signal fort envoyé aux contrevenants

Avec cette nouvelle saisie de 605 000 emballages plastiques non biodégradables, les Douanes camerounaises démontrent leur détermination à faire respecter la réglementation environnementale et commerciale du pays.

Cette opération constitue également un message clair adressé aux réseaux impliqués dans l'importation illicite de produits prohibés. Elle souligne la volonté des pouvoirs publics de renforcer la protection de l'environnement tout en préservant l'intégrité des échanges commerciaux.

Dans un contexte où la lutte contre la pollution plastique devient une priorité mondiale, le Cameroun poursuit ainsi ses efforts pour limiter la circulation de produits nocifs et promouvoir des alternatives plus respectueuses de l'environnement.

La vigilance des services douaniers demeure donc un maillon essentiel dans la stratégie nationale de protection de l'écosystème et de développement durable.

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